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Interview monshipour

 
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michael buffer
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MessagePosté le: Jeu 2 Juil - 20:24 (2009)    Sujet du message: Interview monshipour Répondre en citant

Ce sont des gens comme moi qui doivent prendre en main la destinée de la boxe"

Mahyar Monshipour
Photo : DR




A 34 ans, Mahyar Monshipour, le sextuple champion du monde WBA des super-coqs remet les gants deux ans et demi après avoir été dépossédé de son titre mondial. Toujours aussi volontaire et fonceur, affublé aujourd'hui le casquette de promoteur, celui qui a quitté l'Iran à l'âge de 11 ans, rêve toujours d'une chose : unifier le titre.

Où en êtes-vous à quelques jours de ce Championnat du monde ?

Depuis cinq semaines, dans le cadre de ma préparation, je me suis expatrié de Poitiers. J'ai changé ma méthode de préparation pour atteindre des sommets en France. A l'inverse de ce que je faisais, avant mon arrêt, où je m'entraînais de neuf à onze fois par semaines, je suis passé - sur les conseils notamment de Thomas Longuèvre (l'entraîneur du hurdler Ladji Doucouré, ndlr) de deux ou trois entrainements par semaines à une séance quotidienne, plus longue dans l'après-midi, comme ça se fait aux Etats-Unis. Je suis allé à Arcachon, à la Teste de Buch, pour un travail que je souhaitais "précis". On est partis avec une équipe restreinte, où je me suis entrainé dans un ancien garage équipé, c'était génial. La préparation, même tronquée puisque j'ai combattu le 13 mars dernier (victoire face au Vénézuelien Félix Machado à Amneville, ndlr), a pu être optimale. Je mets tout mon honneur, mes économies pour ce combat, je mets vraiment tout mon coeur à l'entraînement. A deux semaines du combat, à l'inverse des méthodes françaises où les boxeurs mettent les gants jusqu'à J-7, moi, onze jours avant ce Championnat du monde, je ne fais plus d'opposition et je me concentre sur la vitesse, la course à pied : je joue sur la surcompensation. Il y a une semaine, j'étais très saturé et là, je vais de mieux en mieux et j'ai des fourmis dans les poings.

A 34 ans, pour rebondir, vous deviez changer de méthode ?

J'ai commencé la boxe à 17 ans et demi. C'était déjà trop tard et j'ai donc du mettre les bouchées doubles pendant douze ans, en abattant un gros volume d'entrainements. Mais aujourd'hui, je peux faire autre chose et cette méthode de combiné - boxe, course à pied - me convient.
La programmation de la date, le 4 juillet, n'a rien d'anodin puisqu'il s'agit de la date de votre premier Championnat du monde victorieux en 2003. Vous êtes superstitieux ?
On l'est tous un peu. Dans ma carrière, j'ai eu trois jeux de tenues de combat. Une pour ma carrière amateur, une paire de chaussettes et un short boxeur qui a fait ma première carrière pro, et quand j'ai perdu mon premier Championnat du monde, j'ai changé. J'ai une nature superstitieuse, mais elle est marrante. La date, c'est surtout un bon souvenir.

Vous avez disputé trois combats (trois victoires) depuis la perte de votre titre de champion WBA face à Sitchchatchawal à Levallois en 2006. Est-ce suffisant pour se retaper le mental ?

Le mental, je l'ai toujours eu, c'est mon point fort, c'est sur ça que je fais la différence. Il me fallait retrouver des sensations sur le ring. Après deux ans et demi de pause, je pensais que pour moi, la boxe c'était fini.

Qu'est-ce qui vous a fait revenir ?
La boxe est un sport qui n'appartient pas aux boxeurs. Quand Michel Platini est président de l'UEFA, quand Jean-Luc Rouget dirige la Fédération de judo, quand Serge Blanco a occupé la présidence de la Ligue nationale de rugby, en boxe, jamais un ancien boxeur reconnu n'a pu prendre en main la destinée de son sport. Et aujourd'hui, il n'y a que deux anciens boxeurs de renom qui oeuvrent pour notre sport : Jean-Claude Boutier (Champion d'Europe poids moyens en 1971 et 1974 aujourd'hui consultant sur Canal+) et Louis Acariès (champion d'Europe, aujourd'hui entraîneur et promoteur de boxe), c'est tout. C'est triste quand même.
Si je n'avais pas fait mon retour sur les rings et dans l'organisation, je sais ce qui se serait passé : pour mes 40 ans, on m'aurait invité au bord du ring pour me présenter à l'entracte, et voilà ce qui resterait de ma vie d'ancien champion. Et je voulais pas de ça.

Alors vous postulerez à la présidence de votre fédération ?

Bien plus tard, oui. Je trouve normal qu'un président soit monté sur le ring en débardeur-casque ou torse nu. Ce sont des gens comme moi, qui sont tombés, qui ont sué ou levé les bras qui doivent prendre en main la destinée de la boxe.

Passer à la promotion, c'est une façon d'oeuvrer pour la boxe, mais c'est - avec vous boxeur sur le ring - une double-casquette contraignante?

C'est intéressant... et je connais les difficultés. Mais c'est bien ! Ceux qui disent que ce n'est pas conciliable, sont les mêmes qui considèrent que la boxe n'appartient pas aux boxeurs. En France, le boxeur n'est bon qu'à une chose : donner et recevoir des coups. Ceux qui sont gentils et qui s'inquiètent simplement pour moi, je leur dis : moi, ça me motive. Au lieu de glander allongé, je passe des coups de fils, et ce n'est pas la mort.

Trois combats en deux ans et demi, c'est suffisant pour se lancer dans un Championnat du monde ?

Oui, j'ai 34 ans et je ne pouvais pas attendre plus longtemps. C'est le bon timing et dans quatre jours, soit Anselmo Moreno gagne et ce sera définitivement fini, soit c'est moi et j'aurai droit à un peu de rab... ma peur aujourd'hui, c'est de ne pas être ridicule samedi soir. Gagner ou perdre, mais la tête haute. Je n'ai pas le droit de faire de "petit combat". Et ma motivation, c'est de gagner pour boxer le 18 mars, date de la perte de mon titre de Champion du monde. Plus que tout, je voudrais mettre les gants pour une unification des titres à Los Angeles, le fief des Iraniens émigrés ou à Dubaï, le nouveau fief des Iraniens qui ont de l'argent.

L'Iran justement, vous avez des nouvelles ?

Oui, ma famille est là-bas. Mais ne croyez-pas à une révolution genre 1979. Ce sont des soubresauts, des mouvements de mécontentement... ça s'arrête là. Là, ce sont les jeunes qui veulent vivre un peu plus à l'occidentale que ce n'est déjà le cas, qui veulent plus de liberté. Ce qui est bien, c'est que ça bouge un peu là-bas.


source: métro
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MessagePosté le: Jeu 2 Juil - 20:24 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 3 Juil - 04:26 (2009)    Sujet du message: Interview monshipour Répondre en citant

Une autre interview de mayar qui réussit son pari sur un plan marketing puisque ce combat fait parler de lui.
Faisons monter la pression Exclamation
 
Mayar Monshipour, 34 ans, atteint demain à Poitiers le terme de son audacieuse tournée de retour baptisée « Pour l’honneur » lors d’un défi au champion du monde des coq (WBA), le Panaméen Anselmo Moreno, pour lequel il se sent « physiquement meilleur » que lors de sa dernière saison.
Revenu à la compétition en décembre dernier après deux ans et demi de retraite, d’origine iranienne Mayar Monshipour disputera demain, en cas de défaite, son dernier combat. S’il l’emporte en revanche, il espère tirer définitivement sa révérence en défendant son titre le 18 mars 2010 à Dubaï, refuge privilégié des Iraniens en exil.

– Vous atteignez le terme de votre tournée de retour entamée en décembre. Etes-vous prêt ? A l’heure ?
– Oui, c’est l’heure. Si c’était à refaire, je referais la même chose. Je ne manque pas de combat. Trois combats de préparation, c’était le bon chiffre, le bon timing. Je ne peux quand même pas attendre 2000 ans. C’est un peu long mais j’arrive à me motiver parce que c’est le dernier combat.
– Vos trois adversaires précédents n’avaient pas le niveau d’Anselmo Moreno, le champion du monde que vous défiez ce samedi. Vous allez changer de planète... – Ils n’avaient pas le niveau mais moi non plus. Tous ces combats, c’était pour arriver au combat pour le titre. C’était mon pari. Un pari de mec. Le niveau de Moreno n’a plus rien à voir mais ça ne m’inquiète pas. J’ai beaucoup progressé. Le 1e décembre (date de son premier combat), je pensais être meilleur. J’ai été déçu et les autres combats, du coup, se sont justifiés.
– Moreno clame qu’il va gagner. Que lui répondez vous ? – C’est normal. Si tu n’as pas un esprit de gagneur, il faut jouer aux billes, ou du moins faire un sport ou tu peux te rattraper la semaine suivante, pas de la boxe. Il fanfaronne mais il est respectueux. Pour moi, ce sera du 50/50.
« Plus réfléchi »
– Qu’est ce qui différencie le Monshipour de 2009 avec celui qui avait jeté l’éponge en 2006 après la perte de sa ceinture ? – Je suis dans un meilleur état de forme qu’en 2006. A l’époque, j’étais saturé, même si j’étais probablement meilleur boxeur. Aujourd’hui, je suis plus réfléchi et physiquement meilleur. Et le physique c’est la clé. Ça va se jouer là-dessus.
– Pouvez-vous nous parler de votre adversaire, de son style. Vous convient-il ? – Convenir ? ça existe pas. On s’adapte. Il est gaucher, c’est une particularité. C’est un grand gaucher black. Je vais le coller pendant 12 rounds. C’est un technicien, pas un gros frappeur, un tacticien. Il sait laisser passer le round pour revenir. On va mettre en place l’épreuve de force et ça va être tactique. Il a l’habitude de dicter le combat à son rythme.
– Il a onze ans de moins que vous. Vous avez l’expérience... – Je n’ai pas plus d’expérience que lui. Il a commencé la boxe à 6 ans, moi à 17, il vient d’un pays de boxe, pas moi.
– Vous n’avez pas changé d’avis sur la suite de votre deuxième carrière... – Non. J’ai 34 ans. Ce sera mon dernier combat, si je perds. Ou l’avant-dernier, si je gagne. Alors, ce sera une grosse fête, le 18 mars 2010 à Dubaï. Pour que les Iraniens qui le peuvent viennent me voir.


source: le quotidient
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